Tous les jours, nous découvrons de nouvelles images dans des abattoirs ou tout autre horreur. Il est souvent difficile de faire face à tant d’atrocités.

Pour ma part, je continue de visionner les enquêtes, etc. Il s’agit pour moi comme « une piqûre de rappel » ! Je traverse d’abord beaucoup de tristesse et ensuite je me sens submergée par une vague de colère. Je suis indignée que les gens ne comprennent toujours pas pourquoi manger de la viande, porter de la fourrure ou utiliser des cosmétiques testés sur les animaux est inutile et crée des souffrances effroyables !

J’utilise mes émotions ensuite comme moteur, c’est souvent elles qui me rappellent que le monde n’est pas encore végane et qu’il faut continuer à se mobiliser pour eux !

Il n’y a évidement pas de solutions miracle, mais je vous livre ici quelques conseils qui ont plus ou moins fonctionné pour moi.

1. Faire un geste symbolique

Par exemple : allumer une bougie, fermer les yeux et visualiser beaucoup d’amour, de douceur, de bienveillance se diffuser sur le monde, sur tous les animaux qui sont morts aujourd’hui. Ou encore lire un texte, un poème qui pour toi fait particulièrement sens.

2. Se préserver

Il est important de ne pas « s’infliger » de regarder des images dont le contenu pourrait nous déprimer toute la semaine. Il appartient à chacun de connaître et respecter ses limites.

En étant  végane, nous avons déjà largement connaissance de la réalité et il peut être important de prendre soin de nous. Garde tes forces pour aider les animaux, plutôt que de te laisser submerger d’émotions qui te coûteront beaucoup de ta précieuse énergie.

3. Méditer

Lors du mois végane 2018, j’ai participé à un atelier de méditation. Nous nous sommes installés en position de méditation et après avoir pris quelques respirations puis nous avons médité pour les animaux. Concrètement, vous pouvez vous imager et imaginer ce moment de recueil comme bon vous semble.

Par exemple : partir en voyage et explorer les animaux de la forêt, de la terre et ensuite de la mer tout en visualisant l’amour que vous leur transmettez.

4. En parler

Une image ou une vidéo t’a profondément touché ? Parles-en à un ami (végé-végane) qui pourra sûrement compatir à ta douleur. Je te recommande également d’éviter d’en discuter avec des proches qui ne pourront pas t’apporter le soutien que tu attends.

J’ai moi-même régulièrement entendu « ohhh c’est bon ! On ne veut pas savoir ! » ou encore « t’as qu’à pas regarder ces images ! », des propos qui peuvent être frustrants lorsque l’on attend du réconfort.

5. Limiter les réseaux sociaux

Personnellement, j’ai l’habitude de suivre des comptes instagram ou Facebook qui partagent les mêmes convictions que moi. C’est souvent utile car j’ai accès à différentes nouvelles sur la cause animale, mais parfois le relais des images, vidéos… peuvent vraiment entacher mes réseaux. De quoi me prendre beaucoup d’énergie lors de moments ou je ne pourrai pas gérer l’émotion qui s’y rapporte.

Je te conseille donc de masquer le « feed » de certains de tes amis. Evite de lire les commentaires sous articles du type ‘’20 minutes’’ ou sous les posts, souvent irréfléchis et vides de sens. Il est facile de se laisser indigner par les propos de certains de nos congénères… Encore une fois, savoir se protéger c’est important.

Et toi, comment gères-tu la vision de ces images ? Partage-nous tes conseils en commentaires, on en a bien besoin parfois!

Image d’illustration: Stefan Vladimirov

Tu apprécies nos articles, recettes, astuces.. ?
Soutiens notre webzine indépendant avec un pourboire 🙂
Nous soutenir en cliquant ici

Commente cet article

A propos de l'auteur-e

Keziah Perez
"La sensibilité n'est pas une fragilité, c'est l'incapacité de rester superficielle, c'est aller toujours au fond des choses, des émotions, des personnes. C'est remettre en question ce qui nous entoure et partager le meilleur autour de nous."

Pin It on Pinterest

Share This