L’année 2019 aura été marquée – entre autres – par de nombreux incendies. Qu’il s’agissent de feux dans la forêt amazonienne, en Californie, en Sibérie ou encore plus récemment en Australie, ceux-ci sont synonymes d’une accumulation de circonstances alarmantes.

Malgré le fait que la presse mondiale n’a relayé l’ampleur de la catastrophe qu’en fin 2019, les feux australiens perdurent depuis 5 mois maintenant.

Le bilan au moment d’écrire ces lignes :
5.5 millions d’hectares de forêts et de prairies détruits, ce qui représente plus du double de la surface de la Suisse;
Les glaciers de Nouvelle-Zélande sont devenus bruns à cause des fumées venues d’Australie, les faisant fondre à une vitesse;
400 mégatonnes de Co2 ont été émis;
1 demi-million d’animaux blessés ou tués dont des espèces menacées comme les koalas (dont environ un tiers de la population est décédée);
30% de la Kangoo Island – terre protégée pour assurer la sécurité de certaines des espèces sauvages les plus incroyables et uniques d’Australie – a été ravagée;
Des températures insoutenables, une sécheresse persistante;
Des dizaines de milliers de personnes évacuées;
26 décédés et une vingtaine de disparus.

Tous les animaux, libres de leurs mouvements ou non, sont menacés par les incendies. Crédit photo: Saeed Khan, AFP.

Les causes?

Le dérèglement climatique global et la politique économique locale, y contribuant : élevage, mines de charbon, … Pour l’Australie, pays au gouvernement climato-sceptique, 2019 a été l’année la plus chaude en battant tous les records: 48.9° enregistrés dans certains endroits!

Où part l’eau?

Dans ce pays, 67% de l’eau est utilisée pour l’agriculture, spécifiquement pour le pâturage et la production de foin, qui servira à nourrir le bétail destiné à l’industrie de la viande et produits laitiers.

Seulement 10% sont utilisées pour la production de fruits, légumes et pour la consommation directe de l’être humain. Pour rappel, la production d’un 1 kg de viande de bœuf conventionnel nécessite environ 15’000 litres d’eau, le beurre 5’553 litres et 3’178 litres pour le fromage (ndlr: pour en savoir plus à ce sujet, nous conseillons le site Water Footprint).

Aussi, il est important de signaler et commémorer les plus de 100 milliards d’animaux tués volontairement par année au nom des industriels de l’agroalimentaire, du médical (vivisection, tests), de l’habillement et du “divertissement”.

Parce que 500 millions d’animaux tués à cause des feux en Australie en 4 mois, c’est aussi 500 millions d’animaux tués à cause de l’industrie d’élevage en 2 jours. Histoire de remettre les choses en perspective.

Or, comme nous le savons tous et toutes désormais, le changement climatique est fortement lié et aggravé par nos actions. Oui, nous, les êtres humains. Beaucoup accusent des coups montés – et non le réchauffement climatique uniquement – tout comme en Amazonie où ces derniers sont la conséquence de grosses industries agroalimentaires, soutenues par le gouvernement pour étendre leurs surfaces d’exploitations. Plus de 200 personnes ont été arrêtées comme présumées coupables du départ des feux.

Pourtant, il est impossible que ces feux aient débuté “par accident” tous en même temps en raison d’une forte hausse de température (rappelons que l’Australie étant dans l’hémisphère sud du globe, il est actuellement l’été et les températures sont extrêmement hautes). Le gouvernement australien aurait comme agenda pour 2020 d’utiliser des zones d’habitation comme zones d’exploitations agricoles. Aussi les zones fortement touchées par les feux coïncident étrangement avec ces zones habitées à débarrasser.

Carte des incendies au 9 janvier 2020. Source

Ajoutons qu’avec les lois actuelles australiennes, tous les habitants ayant perdu leurs biens dans les feux ne pourront pas récupérer leurs parcelles et reconstruire leur vie là où ils ont vécu. En effet, ces derniers sont fortement encouragés et poussés (les zones non désignées et reconnues comme habitables ne seront pas couvertes par les assurances en cas de dégâts) à vivre dans des zones prédéterminées et restreintes par l’Etat. De quoi faire réfléchir…

Une vue de Syndey, voilée de fumée. Crédit : Getty

Comment aider concrètement à la situation?

Et si vous vous sentez impuissants face à ces désastres écologiques, humanitaires et animaliers, sachez que vous pouvez aider grâce à des dons pour soutenir les pompiers bénévoles, le corps médical, les volontaires, les communautés affectées.

Attention aux fausses cagnottes! Vérifiez que tout soit bien sécurisé: le lien de la page, le sérieux du contenu, l’indication claire des responsables de la cagnotte

Voici une liste non-exhaustive vérifiée :

 

On peut aussi rappeler que selon plusieurs rapports, l’alimentation végétalienne présente le meilleur moyen pour réduire son impact environnemental, non seulement en matière d’émission de gaz à effet de serre, mais également d’utilisation des surfaces et de l’eau potable.

Autrement, relayer l’information, sensibiliser son entourage aux questions écologiques et comment prendre soin de l’environnement, lancer des campagnes de ramassage de plastique dans vos villes, voter pour des partis engagés dans l’écologie, faire des dons à des associations locales ou ailleurs, agir localement, planter des arbres, agir au quotidien sont des actions qui ont des impacts positifs et qui méritent et valent la peine d’être faits.

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A propos de l'auteur-e

Céli
Céli
Passionnée et engagée, aime le yoga, la nature, la cuisine et les voyages. Aime aussi [beaucoup] les carottes, le hummus et les bananes et participe donc fortement au stéréotype du vegan, avec fierté.

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