Le vanneau huppé a été désigné comme oiseau de l’année par BirdLife Suisse. Il ne peut survivre dans notre pays que grâce à une meilleure collaboration entre agriculteurs et protecteurs de la nature.

Pratiquement disparu

Les vanneaux huppés nichaient autrefois dans les prairies humides. Celles-ci ont pratiquement toutes été drainées jusqu’au milieu du vingtième siècle. Le millier de couples nicheurs que l’on comptait encore dans les années 1970 s’est réfugié dans les champs labourés pour nicher.

Cependant, l’exploitation du sol continuant d’être intensifiée et celui-ci étant toujours plus imprégné de pesticides, ces oiseaux ont perdu le peu de refuge disponible. En 2005, on ne comptait plus que 83 couples de vanneaux huppés en Suisse.

Les changements climatiques ont également un impact: lors de périodes sèches, les jeunes meurent de faim, les proies se retirant dans la profondeur du sol.

Étroite collaboration entre les protecteurs de la nature et les agriculteurs

Il y a une quinzaine d’années, BirdLife Suisse et la Station ornithologique suisse ont initié divers projets de protection en collaboration avec les agriculteurs et de nombreux bénévoles.

Avec le concours de certains exploitants, les protecteurs de la nature accompagnent tous les passages des machines agricoles afin d’éviter la destruction des œufs ou des poussins.

Des accords sont passés avec les agriculteurs pour qu’ils créent, lors de la fauche, une mosaïque de bandes herbeuses fauchées et laissées sur pied pour garantir aux jeunes un accès à la nourriture et une protection des prédateurs ailés. Les champs sont en outre revalorisés avec la création de zones humides.

Photo: BirdLife Suisse

Beaucoup d’efforts restent à faire

Ces efforts de protection ont inversé la tendance : en 2018, il y avait à nouveau 206 couples nicheurs en Suisse. Mais les effectifs sont encore trop faibles pour pouvoir se maintenir sans mesures.

Selon BirdLife, la collaboration entre les agriculteurs et les protecteurs de la nature doit encore être améliorée et intensifiée dans certaines régions.

Elle déplore la tendance à combler les creux humides dans les champs labourés et les prairies, qui persiste. Ces biotopes constituent pourtant des sites de nourrissage importants, pas seulement pour les vanneaux. D’autres nicheurs des prairies tels que le tarier des prés, l’alouette des champs ou le râle des genêts ont également besoin de la prévenance des agriculteurs pour pouvoir survivre. Leurs effectifs sont également en fort recul ou extrêmement bas.

BirdLife Suisse s’engage depuis des années dans des projets de protection et pour une politique agricole qui assure la survie des espèces du paysage cultivé helvétique.

Image de mise en avant: Michael Gerber

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