Aujourd’hui, nous avançons vers un monde où les gens commencent à réaliser que manger végétal est un atout contre les maladies chroniques courantes, telles que les maladies cardiovasculaires, le diabètes et même certains cancers.

Mais on reste sceptique sur ce type d’alimentation dans le sport, malgré les exemples de plus en plus fréquents d’athlètes professionnels qui se tournent vers le végétalisme.

J’aimerais vous partager mon expérience sur le sujet. Je ne suis de loin pas une athlète professionnelle, mais je fais du sport depuis toujours, et plus particulièrement depuis mes 20 ans (j’étais déjà végétarienne depuis 2 ans à cette époque). J’en ai aujourd’hui 42, végane depuis presque 10 ans, et je continue d’améliorer mes performances, sans vraiment y porter attention.

J’entends par là que je fais du sport pour rester en forme et pas particulièrement pour améliorer mon temps lorsque je participe à une course (mais ça fait toujours plaisir quand ça arrive!).

 
 
 
 
 
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Mon sport favori, c’est la course à pied, plus précisément le trail running. Je ne participe qu’aux distances courtes (maximum 20 km) car je ne vois pas l’intérêt de courir pendant 10 heures et que la discipline dans les entraînements ce n’est pas mon fort. Mais je suis très admirative de ceux qui le font.

J’aime la forêt, les terrains changeants et croiser toutes sortes d’animaux quand je cours, et surtout lorsque personne n’ose sortir à cause de la pluie, de la chaleur ou du froid. Je pratique aussi du fitness, principalement pour le renforcement musculaire. Des jambes solides pour courir dans les montées ET les descentes, c’est primordial, et surtout ça renforce mes genoux un peu sensibles. C’est aussi pour le haut du corps. Les femmes ont une musculature plus faible que les hommes, il y a donc un véritable besoin d’utiliser nos bras et épaules en dehors des activités quotidiennes.

Sachant que la solidité de nos os provient en bonne partie de la force de nos muscles (l’activité musculaire tire sur les os et les stimule à se renforcer), il est important de se focaliser sur toutes les parties de notre corps. Le sport pour moi est aussi un moyen d’améliorer mon sommeil. Une vraie bonne fatigue physique amène un meilleur repos. Pour ceux qui ont de la peine à dormir et qui ne font pas ou pas assez de sport, je vous conseille vivement d’essayer, c’est presque magique!


Mes entraînements

Pour la routine, je fais du sport 5-6x par semaine, je varie un peu avec les saisons.

  • 3-4 entraînements de course
  • 1-2 entraînements en salle (fitness)
  • 1 entraînement de yoga aérien.  

Ça parait beaucoup comme ça, mais en fait, ce n’est pas énorme, mes entraînements sont courts et c’est principalement une question d’organisation. Si je sais que ma journée est trop chargée et que je risque de ne pas avoir le temps ou la motivation de faire du sport en fin de journée, je me lève plus tôt et je fais un petit entrainement (course ou fitness) le matin avant de commencer ma journée.  

Mes entraînements en salle sont toujours moins de 45 minutes et je les fais à la maison, et je ne fais des sorties de plus d’une heure en course que le weekend. Rien qui ne prenne trop de temps. Si je sais que je dois m’entraîner pendant 90 minutes, je n’ai même pas envie de commencer. Les entraînements courts et réguliers sont pour moi le meilleur moyen de rester motivée. Je ne pense pas qu’il y ait de formule magique qui soit bonne pour tout le monde. Il faut suivre nos préférences, car souvent on se sent trop fatigué, pas motivé ou pas le temps pour faire du sport.  

On a tous des horaires surchargés et il faut donc faire une place pour une activité physique qui soit satisfaisante. Personnellement, je ressens le meilleur sentiment de bonne fatigue et de calme après la course en forêt, j’adore le travail de souplesse au yoga aérien et je m’impose un petit peu de fitness pour la forme en général.





 

 



 

 


 

 

 

 


 

 


 

 



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Pour la nutrition, je ne suis pas très stricte non plus, mais je suis quelques règles de bases.

Mon alimentation est 100% végétale, et je cuisine la grande majorité de ce que je mange, en évitant au maximum les produits transformés.

Nos cellules fonctionnent au glucose (= sucre, ou glucide, ou hydrate de carbone). La meilleure énergie pour nos muscles et notre cerveau (et tous nos organes, en fait) est donc d’origine végétale. Les produits animaux ne contiennent pas d’hydrate de carbone avec l’unique exception du lactose dans les produits laitiers, auquel la majorité des gens sont intolérants.

Les meilleures sources d’hydrates de carbone pour le sport sont les féculents complets de toutes sortes: céréales (riz, épeautre, quinoa, orge, etc.), légumineuses (lentilles, haricots de toutes les tailles et couleurs) et mes préférées, les pommes de terre (de toutes les couleurs aussi)!

Pour les sucres plus rapides pendant ou autour des entraînements, les fruits et fruits secs sont une très bonne source d’énergie et de variété de fibres.
Lorsque mes entraînements s’allongent un peu si je m’entraîne pour une course, je vais augmenter la quantité de graisse, sous forme de noix dans des boulettes d’énergie, par exemple (lien recette).

Il n’y a aucun besoin de faire attention ou augmenter sa consommation de protéine lorsque l’on fait du sport. Ceci est un mythe qui continue de circuler dans le monde de la nutrition et plus spécifiquement la nutrition sportive. On trouve des protéines dans tous les aliments d’origine végétale. Oui, vous avez bien lu, dans tous.

C’est quoi un muscle fort?

Ce qui rend un muscle fort, c’est l’entraînement qu’on lui donne. Du moment où l’on mange assez de calories (besoin qui peut augmenter lorsqu’on se met au sport, et qui donc par défaut augmente la quantité de protéines sans effort particulier), il est impossible de manquer de protéine.

Il n’existe nulle part dans la littérature scientifique de cas de personne en manque de protéine si l’on exclut l’anorexie (privation de calories) ou maladie métabolique génétique. Ceci est donc un mythe qu’il faut absolument abolir une bonne fois pour toute.

Ce que je mange dans une journée

Déjeuner: Smoothie vert avec curcuma, poivre, graine de lin ou chia et maca en poudre, Porridge parfois en hiver.

Snacks: Flocons d’avoine en bocaux, fruits, boulettes d’énergie, parfois légumes cuits (chou-fleur, brocoli, courgette etc) ou pommes de terre, et pour le plaisir, du chocolat noir (+70%)

Souper: une grosse salade verte, des féculents (ex: riz aux épinards ou aux champignons, ou galettes de légumineuses/céréales/légumes, soupe d’orge à la tomate, etc.) et des légumes crus avec houmous (au autre pâté de légumineuses)

Boisson: beaucoup d’eau. Boissons sucrées uniquement en été avec “gros” entraînements ou courses.

 
 
 
 
 
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Pour moi, la clé d’une alimentation optimale est la simplicité. Se faire plaisir avec des aliments qui nous font du bien, faciles à préparer, à emporter et à manger n’importe où.

Pour une bonne énergie, il faut une bonne digestion, et des intestins heureux se créent à partir de notre assiette principalement.

Photo d’illustration: Nathalie Désirée Mottet

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A propos de l'auteur-e

Plantastique
Plantastique
Dr en chiropratique, passionnée de santé et de cuisine vegan, Je veux montrer au monde qu'être vegan c'est aimer la vie, aimer manger, tout en se faisant du bien à soi-même, aux animaux et à la planète.

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